{"id":6706,"date":"2018-05-03T08:56:46","date_gmt":"2018-05-03T07:56:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/?page_id=6706"},"modified":"2018-05-03T08:57:07","modified_gmt":"2018-05-03T07:57:07","slug":"philippe-pastor-traces-dhumanite","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/textes\/philippe-pastor-traces-dhumanite\/","title":{"rendered":"Philippe Pastor, Traces d\u2019Humanit\u00e9"},"content":{"rendered":"<div class=\"flex_column av_one_full  flex_column_div first   \" style='padding:0px 6% 0px 0 ; border-radius:0px; '><p><div style='height:20px' class='hr hr-invisible   '><span class='hr-inner ' ><span class='hr-inner-style'><\/span><\/span><\/div><br \/>\n<section class=\"av_textblock_section \"  itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/CreativeWork\" ><div class='avia_textblock  '   itemprop=\"text\" ><h3>Nicolas Charlet<br \/>\nParis, le 1er juillet 2003<\/h3>\n<p>Il est devenu peintre \u00e0 quarante ans. D\u00e9j\u00e0 sa vie, il la flambait, ivre de beaut\u00e9 et de volupt\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9 Philippe Pastor a toujours \u00e9t\u00e9 peintre. Cette \u00e9vidence, \u00e9crite \u00e0 l\u2019encre rouge dans son regard vert, ne laisse personne indiff\u00e9rent. Ses mains, color\u00e9es de bleu, terre de sienne ou orang\u00e9, en disent long. Celui-l\u00e0 vit la peinture comme d\u2019autres vivent une grande histoire d\u2019amour. Il en a fait sa vie, son histoire. A Saint-Tropez, on le conna\u00eet bien ce grand s\u00e9ducteur que le soleil et les femmes semblent avoir apprivois\u00e9. Petit Prince venu d\u2019une autre plan\u00e8te, Monaco, il peint avec un acharnement titanesque dans l\u2019indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale. Seuls quelques amis ont vu. Ce qu\u2019ils ont vu n\u2019a rien d\u2019ordinaire.<\/p>\n<p>Quand on arrive chez lui, au bout de la route, juste avant la mer, on d\u00e9couvre un atelier ouvert et des toiles en quantit\u00e9, pos\u00e9es sur des tables improvis\u00e9es dans le jardin, en plein soleil. Ainsi, dit-il, la couleur crame. Sous l\u2019action de la chaleur, le pigment est litt\u00e9ralement saisi. M\u00eames les coulures connaissent la soif d\u2019un soleil de plomb. Sous le auvent, sont soigneusement stock\u00e9es les derni\u00e8res peintures, sur toile ou papier -de la plus belle qualit\u00e9-. Tout pr\u00e8s, l\u2019atelier sans mur ressemble \u00e0 un souk marocain : partout des sacs ou des petits pots de pigment. L\u2019\u00e9chantillonnage des couleurs est une invitation au voyage. Dans un bocal, des boules d\u2019outremer ramen\u00e9es du d\u00e9sert. Au sol, des bidons d\u2019un liant laiteux, une caisse de pinceaux, des mixtures de toutes sortes qui d\u00e9gagent parfois des odeurs fortes. Pastor suit le rythme du soleil. Il rejoint son atelier aux moments de douceur : au petit matin et au soir du jour. Entre les deux, il navigue en mer sur un bateau rapide qui porte le nom de sa fille, Victoria, et incarne ses r\u00eaves de libert\u00e9.<\/p>\n<p>La peinture se fait dans ce climat de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 qui n\u2019est pas sans rappeler la joie de vivre de Matisse. Un m\u00eame id\u00e9alisme l\u2019habite. Tr\u00e8s concentr\u00e9 mais d\u00e9tendu, Pastor \u00e9coute inlassablement l\u2019invitation au voyage de L\u00e9o Ferr\u00e9. Cette voix inspir\u00e9e, parfois d\u00e9chirante, sur fond de piano, le plonge dans une douce r\u00eaverie. \u00ab C\u2019est de la po\u00e9sie\u2026 \u00bb, souffle le ma\u00eetre. L\u2019univers de Pastor est l\u00e0, entre la spontan\u00e9it\u00e9 d\u2019une expression \u00e9merveill\u00e9e et la r\u00e9volte d\u2019une humanit\u00e9 bless\u00e9e. Une fois, les deux hommes se sont rencontr\u00e9, au hasard d\u2019une rue. Le monsieur a dit au petit bien propret, \u00ab \u2026pour toi c\u2019est pas gagn\u00e9, tu as du chemin \u00e0 faire\u2026 \u00bb Sans doute a-t-il compris le message, lui qui s\u2019est \u00e9loign\u00e9 des affaires pour se consacrer \u00e0 sa peinture. En effet, il peint avec une \u00e9trange confiance, l\u2019enthousiasme et la foi d\u2019un b\u00e2tisseur.<\/p>\n<p>Le calme de cet homme au regard vert contraste avec la violence des premiers coups de crayon sur le papier. Le jaillissement de la forme se fait dans la douleur. On pense au dessin hach\u00e9 de Giacometti avec, en plus, la fureur d\u2019un Camille Bryen. Les crayons cassent, la ligne continue. Elle file \u00e0 la vitesse de l\u2019\u00e9clair dans tous les sens, comme dict\u00e9e de l\u2019int\u00e9rieur. Cette griffure ininterrompue, \u00e0 la mine de plomb, au fusain ou \u00e0 l\u2019encre de chine, se situe au minimum de la ma\u00eetrise, dans l\u2019espace po\u00e9tique du dessin automatique. Parfois, l\u2019amplitude du geste est volontairement d\u00e9multipli\u00e9e au moyen d\u2019un roseau tremp\u00e9 dans l\u2019encre de Chine, lointain souvenir de Matisse \u00e0 Saint-Paul-de-Vence. La moindre vibration se r\u00e9percute comme une onde au bout du b\u00e2ton. La forme arrach\u00e9e \u00e0 la blancheur du papier poss\u00e8de alors l\u2019authenticit\u00e9 d\u2019une empreinte, une sorte d\u2019\u00e9lectrocardiogramme \u00e0 visage humain.<br \/>\nCe premier jet, en tension, est temp\u00e9r\u00e9 par le plaisir de la couleur, une mati\u00e8re aqueuse vers\u00e9e avec g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9. Le peintre fait ses m\u00e9langes d\u2019instinct, sans mesurer ni quantifier. Il va vite mais ne se pr\u00e9cipite pas. Il accueille avec le sourire l\u2019apparition de la couleur, un petit miracle. L\u00e0 encore, il go\u00fbte aux joies du hasard. Ses mixtures \u00e0 base de pigments naturels r\u00e9servent des surprises. De quelques min\u00e9raux verts, il fait un violet somptueux. Et si appara\u00eet un outremer profond, il exploite l\u2019impr\u00e9vu. De la m\u00eame mani\u00e8re, il s\u2019approprie les accidents : coulures, t\u00e2ches ou craquelures.<br \/>\nLa s\u00e9ance de travail est rythm\u00e9e : d\u2019abord des \u0153uvres sur papier puis une ou plusieurs toiles, allong\u00e9es sur une planche reposant sur des tr\u00e9teaux. La belle blanche re\u00e7oit le dessin des visages, puis celui des corps tout entier, d\u00e9nud\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extr\u00eame de la chair. Quand vient la peinture, le geste se fait sensuel. Pastor r\u00e9pand la couleur, l\u2019\u00e9ponge, la caresse. Il s\u2019en met plein les doigts, la d\u00e9pose d\u00e9licatement avec un pinceau tremp\u00e9 ou une \u00e9ponge improvis\u00e9e avec du papier absorbant. La mati\u00e8re d\u00e9goulinante est tamponn\u00e9e g\u00e9n\u00e9reusement. De ce contact na\u00eet, \u00e0 nouveau, une empreinte.<br \/>\nLa spontan\u00e9it\u00e9 de ce mode de cr\u00e9ation implique une technique libre. Rien est fig\u00e9. Le dessin automatique n\u2019enferme pas la forme, ne cristallise pas la composition ; la couleur, en partie al\u00e9atoire, ne remplit pas les vides, ne r\u00e9duit pas la ligne \u00e0 un cerne. La ligne et la couleur ont leur vie propre. Pour cela Pastor n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 couvrir et \u00e0 d\u00e9couvrir le dessin en une succession alternative de coul\u00e9es et de retraits. Ce rythme vital, le flux de l\u2019inspiration-expiration, donne une dimension ontologique au processus de cr\u00e9ation. Concr\u00e8tement, la coul\u00e9e de peinture, vers\u00e9e, tamponn\u00e9e ou trac\u00e9e, est directement suivie d\u2019une soustraction de liquide. Le peintre d\u00e9roule d\u00e9licatement sur le support mouill\u00e9 par les lavis pigment\u00e9s un rouleau de papier absorbant. Il tamponne, passe sa main doucement, mod\u00e8re la pression aux points de contact. Si besoin, il r\u00e9it\u00e8re l\u2019op\u00e9ration, avec la volont\u00e9 de ma\u00eetriser son geste. Le papier, type Sopalin de grand format, boit la mati\u00e8re color\u00e9e, s\u2019en imbibe en l\u2019espace d\u2019un instant. Alors le dessin r\u00e9appara\u00eet. De l\u2019\u0153uvre, il reste, une fois encore une empreinte.<\/p>\n<p>Dans les premiers temps, les couleurs de Pastor, directement issues des pigments du Maroc, \u00e9taient \u00e9clatantes. Surtout les rouges et les bleus. Les \u00ab Couples de Saint-Tropez \u00bb, tout en rondeur, avaient la d\u00e9licatesse du travail fini. Leur tonalit\u00e9 chatoyante \u00e9tait conforme \u00e0 la tendresse amoureuse des corps inscrits dans des c\u0153urs. Puis, le beau dessin comme la belle couleur ont pris une tournure expressionniste avec la s\u00e9rie des \u00ab Gueules \u00bb. En abandonnant les effets d\u00e9coratifs, l\u2019artiste allait d\u00e9couvrir les ressorts des lavis, des encres, des couleurs innommables. Les tons de terre et de sang, les bleus noircis, se sont progressivement substitu\u00e9 aux couleurs pures. Depuis quelques mois, ces tonalit\u00e9s terriennes, dans la gamme des ocres et des noirs, ouvrent de nouvelles perspectives \u00e0 Pastor. Toujours \u00e0 l\u2019aff\u00fbt d\u2019une possible progression de son \u0153uvre, il explore d\u00e9sormais la chair sans concession.<\/p>\n<p>En atteste, la r\u00e9it\u00e9ration du dessin \u00e0 m\u00eame la couleur. Cette quatri\u00e8me op\u00e9ration, apr\u00e8s le dessin automatique, la d\u00e9position de la mati\u00e8re color\u00e9e puis son absorption, marque le retour du trait dans une d\u00e9flagration gestuelle en fort contraste avec les deux op\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes. Le dessin dans la couleur se fait parfois au fusain et plus souvent par grattage avec le manche d\u2019un pinceau. Les effets obtenus sont significatifs d\u2019une volont\u00e9 de maintenir une tension entre la forme humaine et l\u2019informe. Peut-\u00eatre Pastor a-t-il vu ce tableau de Rebeyrolle, \u00e0 la fondation Maeght, o\u00f9 l\u2019on peut apercevoir la trace bouleversante d\u2019une main ensanglant\u00e9e dans un espace apocalyptique ? On pense aussi in\u00e9vitablement aux p\u00e2tes \u00e9paisses d\u2019Anselm Kiefer ou encore aux Otages de Fautrier.<br \/>\nLe tour de force de ce langage, puissant et sensible, n\u2019est pas d\u2019ordre purement technique. Aucune virtuosit\u00e9, aucune confusion du mouvement et de la vitesse. On est loin de l\u2019abstraction gestuelle de Mathieu et du mis\u00e9rabilisme de Buffet. Il en reste pourtant quelque chose, avec beaucoup plus de fluidit\u00e9, de tendresse et d\u2019humour. Le tour de force de ce langage est \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019empreinte. J\u2019entends par l\u00e0 moins une technique qu\u2019une \u00e9thique. L\u2019empreinte est partout pr\u00e9sente dans la peinture de Pastor. Les trois premiers temps du processus cr\u00e9atif, le dessin, la couleur, le buvard, correspondent \u00e0 autant de types d\u2019empreintes : celle de l\u2019inconscient, de la mati\u00e8re, du regard. L\u2019automatisme du dessin est une mani\u00e8re de saisir l\u2019inconscient dans l\u2019impulsion d\u2019une pens\u00e9e devenant forme, le tamponnage de la couleur liquide n\u00e9e d\u2019une \u00e9trange alchimie est un moyen archa\u00efque de se rem\u00e9morer les marques de la mati\u00e8re primordiale, la soustraction par impression est la m\u00e9taphore du regard. Ce dernier capte une part de r\u00e9el quand il se pose sur l\u2019objet. Le r\u00e9el n\u2019existe pas ind\u00e9pendamment de ce regard. Son existence est soumise au flux de l\u2019\u00e9change que Pastor imagine \u00e0 travers le mouvement respiratoire de la couleur, d\u00e9pos\u00e9e puis absorb\u00e9e. Le quatri\u00e8me temps de la cr\u00e9ation, celui du grattage, inverse les pr\u00e9c\u00e9dents. Une fois creus\u00e9, le tableau devient le moule, c\u2019est-\u00e0-dire la matrice de la forme humaine \u00e9mergeant du po\u00efen originel. N\u2019est ce pas le sens de cette d\u00e9claration : \u00ab En fait, je peins le fond des personnages, ce qu\u2019il en reste quand ils sont pass\u00e9s dans la rue \u00bb ? Ce fond qui reste dans la m\u00e9moire est un moule pour l\u2019imagination.<br \/>\nOn l\u2019aura compris, cette peinture proc\u00e8de d\u2019une opposition des contraires. La tension de la forme et de l\u2019informe est aussi celle de la t\u00e2che et de la trace. Pastor en joue habilement, laissant les coulures et les effets d\u2019impression \u00e0 leur destin expressif, comme si la mati\u00e8re parlait d\u2019elle-m\u00eame. Il faut voir ce peintre s\u2019\u00e9merveiller d\u2019une configuration impr\u00e9vue des masses ou d\u2019une \u00e9trange cristallisation des pigments naturels avec le temps. Pastor joue tellement du hasard qu\u2019il a appris \u00e0 ma\u00eetriser sa peur. Il fait des exp\u00e9riences, il prend des risques. Sa m\u00e9thode implique une belle confiance. Aussi, est-il conscient de la n\u00e9cessit\u00e9 de faire, au risque de faire mal. D\u00e8s lors qu\u2019il ne craint plus l\u2019\u00e9chec, il r\u00e9ussit des tableaux.<\/p>\n<p>Toute la difficult\u00e9 est de parvenir \u00e0 exprimer la pr\u00e9sence dans l\u2019absence. Ces personnes anonymes crois\u00e9es dans la rue ou ces alcooliques mondains attabl\u00e9es \u00e0 la terrasse d\u2019un caf\u00e9 trop\u00e9zien sont tr\u00e8s peu caract\u00e9ris\u00e9s. Au mieux, on per\u00e7oit des bijoux, une chevelure f\u00e9minine, une mani\u00e8re de se tenir. N\u00e9anmoins le lien \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 iconique reste t\u00e9nu. Pastor use de moyens autrement efficaces. A la mani\u00e8re de Tapi\u00e8s, il marque la pr\u00e9sence d\u2019une croix. Le nez tranche le visage \u00e0 la verticale et le chapeau dans l\u2019autre sens. Ces visages en croix sont flanqu\u00e9s de deux trous rouges, noirs ou bleus \u00e0 la place des yeux. \u00ab J\u2019ai enlev\u00e9 la bouche parce que tous ces gens ne parlent pas \u00bb, explique le peintre. Sont-ils morts-vivant ? P\u00e9trifi\u00e9s dans leur solitude, \u00e0-demi \u00e9cras\u00e9s sur la toile, ces hommes en viennent \u00e0 ressembler \u00e0 des squelettes. Les corps en fer \u00e0 cheval sont stri\u00e9s d\u2019horizontales que la ligne des \u00e9paules rend oppressantes. La possible disparition de la forme et du sujet dramatise leur existence. A bien des \u00e9gards, ce graphisme aigu\u00eb, ces couleurs innommables et cette composition en croix amplifient le sentiment de pr\u00e9sence.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame esprit, Pastor d\u00e9multiplie parfois la pr\u00e9sence par une composition en frise. Les personnes anonymes, vues de face, sont align\u00e9es en rang serr\u00e9 sur un fond blanc, tel un mur. Tout cela ressemble \u00e0 une ex\u00e9cution sommaire, comme le laisse supposer cette encre sanguinolente le long des corps.<\/p>\n<p>Mais le drame qui se joue dans l\u2019\u0153uvre de Pastor n\u2019est pas forc\u00e9ment triste. Ce drame de l\u2019existence cr\u00e9e des situations \u00e9piques. La mort et le silence croisent la dr\u00f4lerie et la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Quelques personnages tout en longueur ont des allures de Don Quichotte. D\u2019autres tiennent du clown ou du pantin. On peut voir aussi des cowboys, un pirate, un amiral&#8230; Libre \u00e0 chacun de reconna\u00eetre ces visages. Le plus frappant, peut-\u00eatre, est l\u2019ambivalence des sentiments que renvoient les nombreux couples de Pastor. Sont-ils tristes ou heureux ? Leur solitude a-t-elle eu raison de leur union ? Que reste-t-il de leur amour ? Le peintre parle volontiers de l\u2019isolement des \u00eatres mais on rep\u00e8re bien souvent de la tendresse. Une inclinaison de la t\u00eate suffit ou encore une \u00e9paisse ligne horizontale joignant les \u00e9paules d\u2019un couple solide.<\/p>\n<p>D\u2019autres fois, les corps se confondent, en viennent \u00e0 ne former plus qu\u2019un. Corps bic\u00e9phale en signe d\u2019une g\u00e9mellit\u00e9 fondamentale : tout homme est \u00e0 la fois unique et universel. La dualit\u00e9 de l\u2019\u00eatre, le moi et l\u2019autre, hante l\u2019univers de Pastor. Son changement de vie, des affaires \u00e0 la peinture, explique en partie ce questionnement existentiel. Mais le probl\u00e8me est plus profond. Pastor est en qu\u00eate d\u2019une beaut\u00e9 id\u00e9ale qu\u2019il imagine en l\u2019autre, la femme, alors qu\u2019elle est en lui. Cette beaut\u00e9 int\u00e9rieure d\u00e9passe toute ext\u00e9riorit\u00e9. En d\u00e9finitive, la rencontre du je et du double se joue dans ce regard vert que le soleil et les femmes ont apprivois\u00e9.<\/p>\n<p>Nicolas Charlet<br \/>\nParis, le 1er juillet 2003<\/p>\n<\/div><\/section><\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"parent":6493,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"class_list":["post-6706","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6706","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6706"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6706\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6493"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6706"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}