{"id":6697,"date":"2018-05-03T08:37:56","date_gmt":"2018-05-03T07:37:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/?page_id=6697"},"modified":"2018-07-24T19:58:56","modified_gmt":"2018-07-24T18:58:56","slug":"la-voix-de-la-peinture","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/textes\/la-voix-de-la-peinture\/","title":{"rendered":"La Voix de la Peinture"},"content":{"rendered":"<div class=\"flex_column av_one_full  flex_column_div first   \" style='padding:0px 6% 0px 0 ; border-radius:0px; '><p><div style='height:20px' class='hr hr-invisible   '><span class='hr-inner ' ><span class='hr-inner-style'><\/span><\/span><\/div><br \/>\n<section class=\"av_textblock_section \"  itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/CreativeWork\" ><div class='avia_textblock  '   itemprop=\"text\" ><h3>Duccio Trombadori<br \/>\nIntroduction au catalogue \u00ab PASTOR \u00bb, Fondazione Valerio Riva, 2008<\/h3>\n<p>Je regarde la peinture \u00e0 peine d\u00e9finie par Philippe Pastor et j\u2019admire toute l\u2019\u00e9nergie dont il dispose quand il se lance corps et \u00e2me dans l\u2019alambic de son expressivit\u00e9 : c\u2019est une peinture qui ne repose pas en soi-m\u00eame, c\u2019est une forme significative, le signe d\u2019une activit\u00e9 cr\u00e9ative qui rejette autant d\u2019\u00e9nergie qu\u2019elle en accumule avec les messages que la vie elle-m\u00eame est capable de transmettre.<\/p>\n<p>Pastor est un artiste original car il se consacre int\u00e9gralement au caract\u00e8re passionnel des choses et des personnes qui l\u2019incite \u00e0 s\u2019exprimer directement sans autre m\u00e9diation. Il n\u2019est absolument pas \u00ab conceptuel \u00bb : aucun projet, aucun code esth\u00e9tique, aucune prop\u00e9deutique intellectuelle ne commande l\u2019\u00e9motion qui est mise en forme.<\/p>\n<p>C\u2019est plut\u00f4t l\u2019\u00e9v\u00e9nement corporel du caract\u00e8re manuel qui r\u00e9alise le spectacle de l\u2019image d\u00e9finie par un \u0153il lucide qui absorbe les valeurs essentielles de la forme et de la couleur. Le geste-action devient \u00e9motionnellement naturel lorsque l\u2019image est constitu\u00e9e. On pourrait presque ainsi penser \u00e0 l\u2019\u00e9co stylistique de l\u2019expressionisme abstrait am\u00e9ricain. Mais ce n\u2019est vrai qu\u2019en partie. La proc\u00e9dure th\u00e9orique et abstraite de l\u2019Action-painting (d\u2019origine dada-surr\u00e9aliste) ne propose pas de mod\u00e8les \u2026 ceux comme Pastor qui se meuvent plut\u00f4t dans le territoire visuel du t\u00e9moignage humain le plus douloureux, par d\u00e9solation et ali\u00e9nation, avec des touches comiques et en m\u00eame temps terrifiantes.<\/p>\n<p>L\u2019op\u00e9ration esth\u00e9tique qui plus que toute autre me semble s\u2019approcher de Philippe Pastor est plut\u00f4t la singuli\u00e8re exp\u00e9rience de Jean Dubuffet, avec ses peintures captivantes, bizarrement vitales et gnomiques. Qu\u2019il s\u2019agisse de graffitis muraux, d\u2019art pathologique, infantile ou d\u2019autres genres, les surprenantes recherches des formes de Dubuffet partent toujours de la condition humaine, plut\u00f4t que de valeurs picturales abstraites.<\/p>\n<p>Je pense \u00e0 certains personnages durs, ouvertement infantiles, gribouill\u00e9s et barbouill\u00e9s, avec des couleurs denses et tach\u00e9es de sable : quelle touche \u00ab humaine\u00bb crie et s\u2019exprime \u2013 chez Dubuffet comme chez Pastor \u2013 \u00e0 travers ces images dramatiques ? Et quelle participation humaine y a-t-il dans le dessin par le geste imm\u00e9diat et imprim\u00e9 sur la mati\u00e8re chromatique \u00e0 simulacre visuel d\u2019une \u00ab fausse incomp\u00e9tence \u00bb ? G\u00e9ographie des corps, ambigu\u00eft\u00e9 spatiale, force expressive des divers \u00ab assemblages \u00bb : comme pour la s\u00e9rie des \u00ab Corps de dames \u00bb de Dubuffet, chaque type visuel et chaque s\u00e9rie trac\u00e9e par Pastor se rattache \u00e0 l\u2019image qui la pr\u00e9c\u00e8de et en m\u00eame temps confirme son irr\u00e9ductible individualit\u00e9.<\/p>\n<p>Il y a toujours quelque chose de neuf et en m\u00eame temps de tr\u00e8s ancien dans les visions mises en forme par Philippe Pastor. Il tend \u00e0 \u00ab l\u2019origine \u00bb, donc au \u00ab primitif \u00bb, ou si l\u2019on veut, \u00e0 l\u2019\u00ab archa\u00efque \u00bb. Mais dans son expression on ne trouve aucune habitude ou mani\u00e8re, pas plus que d\u2019artifice.<\/p>\n<p>Il ne s\u2019agit pas pour lui de rechercher des formes visuelles \u00e9labor\u00e9es sur table, des suggestions exotiques qui ne fassent pas qu\u2019un avec sa dimension psychique la plus intime. Il s\u2019agit au contraire de faire parler le \u00ab primitif \u00bb qui se trouve en lui et en chacun de nous, et de le rendre visible dans son expressivit\u00e9 la plus complexe et autosuffisante.<\/p>\n<p>Ainsi, bien loin du go\u00fbt surr\u00e9aliste, Pastor fait de la peinture un moyen direct de participation cr\u00e9ative, sans m\u00e9diations litt\u00e9raires. Il hurle, chante, se d\u00e9sesp\u00e8re en ayant recours au papier blanc sur lequel il imprime le signe calibr\u00e9 d\u2019une \u00e9motion visuelle, synth\u00e8se de paroles et de regards, forme imm\u00e9diate comme l\u2019\u00e9cho d\u2019un son \u00e0 voix haute.<\/p>\n<p>Le drame qu\u2019il d\u00e9crit est psycho-visuel, et il entend s\u2019opposer \u00e0 toutes les formes d\u2019\u00e9dulcoration et d\u2019artifice : une r\u00e9ponse \u00ab brute \u00bb qui s\u2019affirme dans son originalit\u00e9 stylistique et rejette toute forme de mani\u00e8re et de citation \u00ab cueillie \u00bb.<\/p>\n<p>Ainsi cet artiste cr\u00e9e sa cosmologie peupl\u00e9e de fragments de \u00ab com\u00e9die humaine \u00bb, de commentaires \u00e9crits tels des graffitis, o\u00f9 la mis\u00e8re des passions entre en sc\u00e8ne avec un effet burlesque et caricatural. Nettement diff\u00e9rent et presque antagoniste de tout ce qui est dans le domaine de l\u2019art sujet \u00e0 att\u00e9nuer l\u2019\u00e9motivit\u00e9 du message, Philippe Pastor confirme son penchant n\u00e9o-expressionniste en parodiant presque l\u2019effet de l\u2019art psychotique&nbsp; (l\u00e0 aussi on note le rapprochement avec Dubuffet) dans une narration presque obsessive.<\/p>\n<p>La vie quotidienne subit une d\u00e9formation qui se d\u00e9tache comme un univers parall\u00e8le de \u00ab calembours \u00bb fantasmatiques. Pastor se d\u00e9die \u00e0 un art de fronti\u00e8re entre la caricature, la protestation, la d\u00e9nonciation et le d\u00e9lire qui s\u2019exalte et se d\u00e9sesp\u00e8re.<\/p>\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es, aux vues de ses \u0153uvres que j\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019observer dans son studio de peinture, je notai rapidement la premi\u00e8re impression qui rappelait le po\u00e8te Giuseppe Ungaretti. Les \u0153uvres de Pastor \u00e9taient des fragments de vision, tout comme les po\u00e9sies du premier Ungaretti \u00e9taient des expressions synth\u00e9tiques t\u00e9l\u00e9graphi\u00e9es (\u00ab \u2026Si sta come d\u2019autunno\/sugli alberi le foglie\u2026 \u00bb On dirait l\u2019automne\/sur les arbres les feuilles\u2026). Et en paraphrasant le po\u00e8te italien je citai en propos la \u00ab joie des naufrag\u00e9s \u00bb pour les papiers t\u00e2ch\u00e9s et \u00e9labor\u00e9s en prise directe par Philippe, \u00ab desdichado \u00bb (malheureux) moderne qui d\u00e9crit son propre d\u00e9senchantement dans un m\u00e9lange calibr\u00e9 de lyrisme et d\u2019agressivit\u00e9.<\/p>\n<p>De nombreux gestes-actions, des br\u00fblures, des chutes de papiers, des bulbes oculaires extraits dans le grumeau de mati\u00e8re plastique et chromatique, se d\u00e9nouent les peintures biomorphes de Philippe qui racontent en s\u00e9rie dramatique les embl\u00e8mes d\u2019une existence quotidienne \u00e9lev\u00e9e en parabole : les guerriers, les \u00ab salopes \u00bb, les taureaux, les petits monstres, les couples en amour, les \u00e2mes d\u00e9sabus\u00e9es\u2026C\u2019est ce m\u00eame Pastor qui souligne le noyau de son inspiration : \u00ab \u2026la rue, les gens, le malheur, le d\u00e9sespoir, la beaut\u00e9, les probl\u00e8mes de communication, tout ce qu\u2019on arrive pas \u00e0 dire \u00e0 voix haute et qu\u2019on pense tellement fort \u00e0 voix basse\u2026 \u00bb Exp\u00e9rience v\u00e9cue et peinture sugg\u00e8rent l\u2019id\u00e9e d\u2019un cadre-action qui vaille pour soi et comme expression d\u2019un plus grand cycle de repr\u00e9sentations : cette r\u00e9p\u00e9tition diff\u00e9rente consiste en le secret stylistique de Pastor qui associe, en peignant, la peinture et la vie, dans une exaltation du comportement (\u00ab performance \u00bb) qui vise \u00e0 obtenir un r\u00e9sultat formel et ne s\u2019\u00e9puise pas dans le geste pur et simple \u00e9ph\u00e9m\u00e8re.<\/p>\n<p>Main, coude et rouleau impr\u00e9gn\u00e9s de couleurs, de sable et d\u2019encres se relaient dans la constitution de ces \u0153uvres : et nous voyons appara\u00eetre avec des signes caricaturaux les silhouettes de personnages f\u00e9minins purs et st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s, tellement ancr\u00e9s dans leur sensibilit\u00e9 caract\u00e9rielle qu\u2019il nous suffit le signe circulaire d\u2019une chevelure excentrique, le scintillement d\u2019un bijou, le d\u00e9hanch\u00e9 d\u2019une d\u00e9marche \u00e0 peine mise en valeur par les franges d\u2019une jupe.<\/p>\n<p>Et quand ce n\u2019est pas une femme, ench\u00e2ss\u00e9e dans son r\u00f4le visant \u00e0 son exploitation commerciale, f\u00e9tiche et sexuel de l\u2019imaginaire contemporain, apparaissent alors des personnages masculins tous configur\u00e9s par les sympt\u00f4mes n\u00e9vrotiques de l\u2019argent et du pouvoir.<\/p>\n<p>\u00ab VOUS REGARDEZ ET VOUS NE POUVEZ M\u00caME PLUS VOUS RECONNAITRE TELLEMENT VOUS \u00caTES BEAUX \u00bb<\/p>\n<p>: c\u2019est ainsi qu\u2019une citation sert de contour \u00e0 une t\u00eate de taureau symbolique qui, dans la fantaisie psychosomatique de Pastor, r\u00e9sume les traits grotesques de la masculinit\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme des embl\u00e8mes de pseudo-prestige (violence physique, vigueur sexuelle, richesse, autorit\u00e9 militaire et politique, etc\u2026.)<\/p>\n<p>\u00ab TOUT CE QUI EST MAL C\u2019EST BON\u2026 ALORS? \u00bb, dit encore un des personnages \u00e0 la t\u00eate de taureau que Philippe met en sc\u00e8ne : et on comprend bien \u00e0 quel point la citation est un \u00e9l\u00e9ment non additionnel mais compl\u00e9mentaire au caract\u00e8re fini de l\u2019image.<\/p>\n<p>La citation n\u2019est pas un commentaire mais un facteur intrins\u00e8que du personnage exprim\u00e9. Il en est de m\u00eame pour cette parabole ironique sur les \u00ab grandes illusions \u00bb de l\u2019homme moderne qui change les personnages model\u00e9s en une prise de bec sur fond jaune et noir :&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab DEPUIS DEUX CENTS ANS VOUS PRENEZ DES BILLETS POUR LES REVOLUTIONS.VOUS SEREZ M\u00caME TENT\u00c9S D\u2019Y APPORTER VOTRE PETIT PANIER \u00bb.<\/p>\n<p>Toute la narration figur\u00e9e de Pastor est comme un long r\u00e9cit qui souligne de mani\u00e8re presque obsessionnelle le douloureux non-sens moral d\u2019une existence collective marqu\u00e9e par des automatismes du comportement. Il d\u00e9crit ses fantasmes dans un corps \u00e0 corps visuel qui envoie continuellement des signaux dans la nuit du temps, comme s\u2019ils \u00e9taient des \u00ab fus\u00e9es lumineuses\u00bb d\u2019alarme et en m\u00eame temps des expressions modul\u00e9es de compassion d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>On sait que Pastor a choisi Leo Ferr\u00e9 (\u00ab que sont mes amis devenus \u00bb) comme guide spirituel et moral. Et ses mod\u00e8les visuels sont similaires \u00e0 l\u2019esprit du po\u00e8te auteur-compositeur-interpr\u00e8te avec une intensit\u00e9 ponctuelle d\u2019expression. Les cris, les sourires, l\u2019extase et l\u2019h\u00e9b\u00e9tude sont toutes les variables de l\u2019\u00e2me qui cherche dans chaque instant le trait existentiel de la vraie vie bien au-del\u00e0 des st\u00e9r\u00e9otypes d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 conventionnelle, fausse et brutale.<\/p>\n<p>Avec ses pigments liqu\u00e9fi\u00e9s, ses mati\u00e8res simples, l\u2019action contrastante de l\u2019eau et du feu, Pastor r\u00e9alise ainsi le miracle de donner forme \u00e0 un imaginaire toujours nouveau en donnant le rythme d\u2019une vision malheureuse du monde contemporain.<\/p>\n<p>C\u2019est un spectacle d\u2019\u00e9trange et d\u00e9solante autodestruction \u00e0 laquelle l\u2019artiste oppose comme unique antidote le miroir de son amer carnaval peint : dans lequel se r\u00e9fractent les vices et les habitudes, les morales artificielles, les mensonges et les sortil\u00e8ges invent\u00e9s par les hommes et qui cependant les oppriment et les d\u00e9forment toujours plus en effa\u00e7ant leur identit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans cette pagaille d\u2019autodestruction g\u00e9n\u00e9rale (dans laquelle il y a cependant de la place pour d\u2019authentiques explosions de vitalit\u00e9 et d\u2019amour) Philippe Pastor introduit aussi la douleur par la d\u00e9ch\u00e9ance de l\u2019\u00e9l\u00e9ment naturel. Et dans ce sens, ses interventions picturales sur des hauts troncs d\u2019arbres br\u00fbl\u00e9s peuvent surprendre, c\u2019est une sorte de for\u00eat p\u00e9trifi\u00e9e de sculptures qu\u2019il appelle \u00ab Les arbres br\u00fbl\u00e9s \u00bb, et qui t\u00e9moignent de la vitalit\u00e9 de la nature viol\u00e9e par l\u2019intervention humaine (surtout : la violation des bois proven\u00e7aux autour de la baie de Saint Tropez,) et qui est cependant compens\u00e9e par la m\u00e9tamorphose artistique en solution d\u2019espace-couleur.<\/p>\n<p>La tendance humaine \u00e0 l\u2019autodestruction, comme v\u00e9rit\u00e9 int\u00e9rieure de la rapidit\u00e9 toujours croissante du cycle production-consommation, semble \u00eatre la cible privil\u00e9gi\u00e9e de l\u2019artiste et se son op\u00e9ration visuelle insistante, presque maniaque.<\/p>\n<\/div><\/section><\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"parent":6493,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"class_list":["post-6697","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6697","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6697"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6697\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6493"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6697"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}