{"id":6694,"date":"2018-05-03T08:35:51","date_gmt":"2018-05-03T07:35:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/?page_id=6694"},"modified":"2018-05-03T08:35:51","modified_gmt":"2018-05-03T07:35:51","slug":"philippe-pastor-strategies-de-la-pulsion","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/textes\/philippe-pastor-strategies-de-la-pulsion\/","title":{"rendered":"Philippe Pastor. Strat\u00e9gies de la pulsion"},"content":{"rendered":"<div class=\"flex_column av_one_full  flex_column_div first   \" style='padding:0px 6% 0px 0 ; border-radius:0px; '><p><div style='height:20px' class='hr hr-invisible   '><span class='hr-inner ' ><span class='hr-inner-style'><\/span><\/span><\/div><br \/>\n<section class=\"av_textblock_section \"  itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/CreativeWork\" ><div class='avia_textblock  '   itemprop=\"text\" ><h3>Giacomo Zaza<br \/>\nIntroduction au catalogue \u00ab Philippe Pastor. The Sky is Watching the Earth \u00bb, dans le cadre de la 53\u00e8me Biennale de Venise, Christian Maretti Editore, 2009<\/h3>\n<p>A l\u2019\u00e9poque des grands m\u00e9dias \u2013 cin\u00e9ma, t\u00e9l\u00e9vision, Internet \u2013 qui \u00e9talent des formes de communication transitoires, de fa\u00e7on bien souvent stupide et opportuniste,&nbsp; l\u2019on voit r\u00e9affleurer d\u2019int\u00e9ressantes exp\u00e9riences artistiques d\u2019identification \u00e9motionnelle, voire existentielle. Lorsque le m\u00e9dium technologique se transforme en un sentiment d\u2019\u00e9loignement et de s\u00e9paration, certaines pratiques de l\u2019art r\u00e9agissent en recherchant l\u2019immersion physique, le rapport avec les forces latentes et les \u00e9nergies vitales de la Terre, l\u2019\u00e9lan pulsionnel du primaire anthropologique.<\/p>\n<p>Entre la peinture monumentale et la sculpture du bois, l\u2019exp\u00e9rience de Philippe Pastor se d\u00e9veloppe en une myriade de perspectives souterraines qui vont plus loin que les aspects \u00e9ph\u00e9m\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 branch\u00e9e d\u2019aujourd\u2019hui. Elle ouvre une r\u00e9flexion sur les questions de la collectivit\u00e9 et de l\u2019environnement, sans pour autant n\u00e9gliger le rapport endog\u00e8ne avec la Nature, ni l\u2019interpr\u00e9tation symbolique des choses. Les grands panneaux que Pastor r\u00e9alise pour le Pavillon de la Principaut\u00e9 de Monaco reconstituent une sorte de sc\u00e8ne du drame cosmique intitul\u00e9 \u00ab Le ciel regarde la Terre \u00bb. Semblables \u00e0 des images de la Terre prises par un satellite, ces&nbsp; sc\u00e8nes, articul\u00e9es comme si elles constituaient trois actes, nous font tourner les yeux sur une esp\u00e8ce de chaos, humain et naturel, partag\u00e9 en plusieurs cadres th\u00e9matiques : Nature, P\u00f4le Nord, Pollution. Les panneaux se r\u00e9f\u00e8rent respectivement au \u00ab P\u00f4le Nord \u00bb, aux \u00ab Cyclones \u00bb et \u00e0 la \u00ab Nature d\u00e9figur\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>Dans ces ouvrages, le processus cr\u00e9ateur de l\u2019artiste n\u2019est pas \u00e0 la recherche d\u2019un espace unique de la connaissance. Au contraire, il appr\u00e9hende un espace inconnu qui englobe des masses de pigments naturels venus du Maroc (ocre et marron, bleu, vert) qui se m\u00ealent \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments naturels (branches, feuilles s\u00e8ches, sable, etc.) mani\u00e9s et model\u00e9s au travers du feu et de diff\u00e9rents liquides (avec une pr\u00e9dominance de l\u2019eau), ainsi qu\u2019avec l\u2019emploi de l\u2019air comprim\u00e9.<\/p>\n<p>Avec la flamme oxhydrique, l\u2019eau et les \u00ab terres \u00bb, Pastor invente une repr\u00e9sentation informe du monde, riche en \u00e9vocations des forces inattendues qui nous traversent. A l\u2019origine de la repr\u00e9sentation, il y a son \u00e9tat d\u2019\u00e2me face aux changements climatiques, face \u00e0 la mort, aux angoisses et aux d\u00e9sastres \u00e9cologiques. Il endigue cette inqui\u00e9tude dans les flux picturaux qu\u2019il v\u00e9hicule sur les \u0153uvres. L\u2019intervention de Philippe Pastor se compose d\u2019un noyau de trois grands ouvrages r\u00e9alis\u00e9s avec des panneaux de bois dispos\u00e9s comme s\u2019ils constituaient les coulisses d\u2019un th\u00e9\u00e2tre du Monde, avec des mat\u00e9riaux si naturels qu\u2019ils pourront rester en plein air et r\u00e9sister aux intemp\u00e9ries ext\u00e9rieures<\/p>\n<p>Les panneaux de la Biennale semblent r\u00e9v\u00e9ler trois visions presque cruelles et animales. Il y domine une surface changeante et incertaine o\u00f9 l\u2019\u00e9volution de la mati\u00e8re sur le support d\u00e9pend des inqui\u00e9tudes et des d\u00e9sirs de plainte. Regarder la Terre vue du ciel, cela revient \u00e0 consid\u00e9rer la r\u00e9alit\u00e9 de haut en bas en se basant sur l\u2019adoption de \u00ab strat\u00e9gies de la pulsion \u00bb sachant na\u00eetre de l\u2019\u00e2me et de l\u2019esprit, en p\u00e9n\u00e9trant au sein m\u00eame des surfaces terreuses, du pigment grondant, de la grille m\u00e9tallique qui, symboliquement, contr\u00f4le tout et soutient tout.<\/p>\n<p>L\u2019art est n\u00e9cessairement une exp\u00e9rience en \u00e9bullition, un itin\u00e9raire inconnu vers lequel confluent les charges pulsionnelles d\u2019une nouvelle appr\u00e9hension des lieux de la mati\u00e8re et de la nature.<\/p>\n<p>Totalement impr\u00e9gn\u00e9es de forces qui se d\u00e9veloppent et se font pressantes, les \u0153uvres de Pastor nous d\u00e9voilent un monde anim\u00e9 d\u2019ambiances changeantes, o\u00f9 les gestes et les actions d\u00e9pendent d\u2019\u00e9motions et de d\u00e9sirs qui sont soustraits \u00e0 tous les types de syst\u00e8mes religieux ou moraux. Un monde peupl\u00e9 de pr\u00e9sences ancestrales, de masses ayant une forte \u00e9paisseur mat\u00e9rielle et mani\u00e9es avec vigueur, munies de morceaux de bois et de surfaces br\u00fbl\u00e9es, de grandes cr\u00eapes coup\u00e9es de signes anthropomorphes. Ce sont des iconographies informes qui craquellent presque et enflent \u00e0 cause de leur tendance dynamique \u00e0 s\u2019isoler ou \u00e0 se rechercher, \u00e9tendues au beau milieu de vastes zones chromatiques parfois bleues, parfois marrons ou d\u2019autres couleurs encore. Elles vivent dans un \u00e9tat d\u2019agr\u00e9gation toujours en croissance, parmi les \u00e9l\u00e9ments d\u2019une conscience terrestre (zones terreuses, fragments et mati\u00e8res naturelles). Elles sont soumises \u00e0 des flux d\u2019\u00e9nergie chromatique, comme si elles devenaient les m\u00e9taphores d\u2019un passage emprunt\u00e9 par une libido de vie et de mort.<\/p>\n<p>Toutes les \u0153uvres laissent percevoir un statut de l\u2019existence transitoire, une vision dont l\u2019on ne peut pas mesurer le poids, c\u2019est-\u00e0-dire la r\u00e9f\u00e9rence id\u00e9ologique. Tout au plus, la seule entit\u00e9 quantifiable est la consistance physique du geste pictural.<\/p>\n<p>Pastor r\u00e9cup\u00e8re la valeur de la culture en tant que nature, en tant que source g\u00e9n\u00e9ratrice de sa propre trace existentielle. Une culture marqu\u00e9e par un rapport de proximit\u00e9, presque m\u00eame de promiscuit\u00e9 avec les forces du cosmos.<\/p>\n<p>Entre l\u2019homme et sa terre, il y a toujours eu un rapport de caract\u00e8re psychique et vivant. Celui qui vit et scrute un territoire donn\u00e9 en d\u00e9pend n\u00e9cessairement. Dans cette d\u00e9pendance, il faut toutefois distinguer un aspect qui concerne le sens de la transformation et la fuite du temps.<\/p>\n<p>Le pigment qui, \u00e9tal\u00e9 et \u00e9tendu, gronde et envahit la surface, est appel\u00e9 \u00e0 renforcer et \u00e0 renouveler la loi, ce qui implique que l\u2019homme n\u2019a plus une vie lui \u00e9tant propre et qu\u2019il est amen\u00e9 \u00e0 se confondre dans les mouvements endog\u00e8nes et telluriques de sa propre terre.<\/p>\n<p>La s\u00e9rie \u00ab Le ciel regarde la terre \u00bb tend \u00e0 se pr\u00e9senter au spectateur tel un sc\u00e9nario travers\u00e9 de bouleversements et de changements, de courants et de turbulence auxquels viennent s\u2019ajouter les inqui\u00e9tudes humaines. L\u2019impulsion de Pastor le pousse \u00e0 propager l\u2019\u00e9cho secret de sa terre, en la transposant sur sa toile sans disposer d\u2019aucune sp\u00e9culation th\u00e9orique, d\u2019aucun sch\u00e9ma pr\u00e9ordonnant abstrait et minimal.<\/p>\n<p>Un mouvement d\u2019expansion galopant vers l\u2019\u00e9mulsion et le jet de couleur, vers une alchimie des m\u00e9langes, envahit ces \u0153uvres. Il s\u2019agit d\u2019un mouvement qui d\u00e9coule des \u00e9changes avec les zones de l\u2019existence qui, de temps \u00e0 autre, d\u00e9bouchent sur le prosa\u00efque du quotidien, l\u00e0 o\u00f9, soudain, la r\u00e9alit\u00e9 ralentit sa course, avant de se perdre pour d\u00e9couvrir la surface vibrante et puissante du contexte anthropologique.<\/p>\n<p>C\u2019est ainsi que toute la s\u00e9rie na\u00eet d\u2019une exploration de l\u2019espace imaginaire d\u00e9cel\u00e9 dans le ventre de la nature et de l\u2019histoire.<\/p>\n<p>Les images de l\u2019univers fluctuant de Pastor, les apparitions de ce qui n\u2019est plus et de ce qui n\u2019est pas encore, englobent \u00e9galement les t\u00f4les qu\u2019il a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es dans les lieux ravag\u00e9s par les attentats et par les accidents, par les \u00e9v\u00e9nements dramatiques qui bouleversent les communaut\u00e9s. Dans la composition des tableaux, entre les \u00e9l\u00e9ments picturaux et les d\u00e9bris d\u2019objets, il n\u2019y a pas seulement la tension qui nous reconduit vers le primitif. C\u2019est aussi une chute dans la magnitude de l\u2019\u00e9volution biologique de la r\u00e9alit\u00e9 ph\u00e9nom\u00e9nique.<\/p>\n<p>Toute intervention semble rappeler secr\u00e8tement l\u2019 \u00ab \u00e9tat de nature \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019\u00e9tat que devait avoir l\u2019homme d\u00e9crit par Rousseau, l\u2019homme qui existait avant que la soci\u00e9t\u00e9 ne s\u2019organise. Evoquer un vaste r\u00e9pertoire d\u2019esprits latents, selon une comp\u00e9n\u00e9tration de n\u00e9buleuses blanches ou verd\u00e2tres, bleut\u00e9es ou brumeuses.<\/p>\n<p>En passant par le souvenir des br\u00fblages de Burri et d\u2019Yves Klein, par les s\u00e9dimentations de T\u00e1pies et de Kiefer, la singuli\u00e8re alchimie de Pastor donne naissance \u00e0 une \u00ab exp\u00e9rience picturale \u00bb diff\u00e9rente qui apporte une lymphe nouvelle, de nouveaux points d\u2019approche. L\u2019un de ces derniers est constitu\u00e9 par les groupe d\u2019arbres-totems \u00ab Les Arbres Br\u00fbl\u00e9s \u00bb, les arbres s\u00e9culaires de la for\u00eat de Garde-Freinet (Massif des Maures) qui, frapp\u00e9s par les flammes d\u2019un incendie criminel, marquent un nouveau parcours, un parcours qui, cette fois, est propitiatoire et tourn\u00e9 vers le ciel. Le groupe de ces grands arbres noirs est recr\u00e9\u00e9 avec des ajouts chromatiques, des \u00e9l\u00e9ments de couleur r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 travers les formes de d\u00e9bris provenant des lieux frapp\u00e9s par des d\u00e9sastres criminels. Ces applications de couleur \u2013 du jaune au vert et au rouge \u2013 sont assimilables \u00e0 des marches qui cherchent peut-\u00eatre \u00e0 nous aider \u00e0 aller au-del\u00e0 de la rh\u00e9torique sociologique de l\u2019\u00e9poque globale.<\/p>\n<p>A travers le motif de l\u2019arbre revitalis\u00e9, comparable au d\u00e9bris provenant d\u2019un attentat, Pastor ouvre un \u00e9change entre l\u2019\u00e9nergie r\u00e9versible des dieux terrestres et l\u2019\u00e9nergie r\u00e9emprunt\u00e9e au f\u00e9tiche s\u00e9culaire. Ainsi, l\u2019arbre finit par stimuler une tentative de r\u00e9demption gr\u00e2ce \u00e0 la vitalit\u00e9 de sa propre structure ascensionnelle. En outre, la disposition de groupe souligne les aspects rituels et originaux qui sont contenus dans l\u2019installation des arbres, en apportant une nouvelle lymphe expressive au sein d\u2019un savoir lointain.<\/p>\n<p>Donc, l\u2019iconographie de Pastor s\u2019\u00e9vade de la prison du r\u00e9cit r\u00e9aliste et elle se r\u00e9fugie dans une repr\u00e9sentation suspendue entre l\u2019\u00eatre et le non-\u00eatre, continuellement nourrie par l\u2019expressivit\u00e9 informe de la mati\u00e8re. Par ailleurs, les pigments \u00e9tal\u00e9s et leurs \u00e9paisseurs appellent la violence des convulsions atmosph\u00e9riques pouss\u00e9es \u00e0 leur summum par les changements climatiques.<\/p>\n<p>Le langage artistique se conjugue ici \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9ment tellurique, li\u00e9 au pathos, v\u00e9hicule de passion et de m\u00e9tamorphose. De fait, l\u2019investiture passionnelle de cette interpr\u00e9tation artistique du monde affirme le caract\u00e8re primordial de l\u2019esprit psychique profond. L\u2019on d\u00e9couvre que les in\u00e9branlables points de r\u00e9f\u00e9rence, les syst\u00e8mes \u00e9thiques, culturels et perceptifs ne sont que de fort minimes domaines sensitifs qui se soumettent \u00e0 tout un th\u00e9\u00e2tre de voix magiques dont l\u2019on ne voit ni la gen\u00e8se, ni la conclusion.<\/p>\n<p>Maintenant une circulation d\u2019humeurs souterraines, Pastor se met \u00e0 jouer avec le myst\u00e8re, avec les tremblements et les craintes cosmiques. Parfois, il mod\u00e8le des rechampissages noirs ou rouges pour mieux enrichir sa topographie du monde, pour pouvoir se mouvoir de fa\u00e7on d\u00e9su\u00e8te dans le projet du ventre maternel de la Terre. C\u2019est autour de cette avanc\u00e9e \u00e9nigmatique que tournent la trame d\u2019un dialogue avec les turbulences de la vie, les questions que l\u2019on se pose sur les \u00ab \u00e9v\u00e9nements inconscients collectifs \u00bb de Jung, non rel\u00e9gu\u00e9s dans la sph\u00e8re individuelle. Comme Jung, Pastor trouve, dans le subconscient collectif, un \u00eatre constitu\u00e9 d\u2019images arch\u00e9typiques se pr\u00e9sentant sous la forme d\u2019ic\u00f4nes primordiales. La nature r\u00e9v\u00e9latrice de ces signes primordiaux se plie au besoin de devenir des forces visibles.<\/p>\n<p>Au d\u00e9passement m\u00e9canique et illusoire du temps, donn\u00e9 par les exp\u00e9dients des laboratoires des m\u00e9dias, l\u2019initiation picturale de l\u2019artiste mon\u00e9gasque assure la participation \u00e0 un surmonde, \u00e0 la sensation d\u2019un \u00ab m\u00e9tabolisme terrestre \u00bb diff\u00e9rent. Il d\u00e9tache son regard du Dieu diurne de la v\u00e9rit\u00e9 globale pour le tourner vers le Dieu onirique et impr\u00e9visible de la plan\u00e8te Terre.<\/p>\n<p>Pastor mod\u00e8le les f\u00e9tiches spirituels, avant les f\u00e9tiches physiques et factuels. Il propose donc ph\u00e9nom\u00e9niquement un rapport avec l\u2019Autre. Et, dans une certaine mesure, l\u2019Autre devient l\u2019aspect d\u2019une \u00e9nergie d\u00e9moniaque et pa\u00efenne qui invente le sens mythique et po\u00e9tique de l\u2019appartenance au patrimoine du primitif et de l\u2019originel.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas d\u2019idol\u00e2trie de l\u2019intelligible au niveau de ce qui est vu et v\u00e9cu. L\u2019image informe est la forme qui est pr\u00eat\u00e9e aux manifestations \u00ab premi\u00e8res \u00bb, en un certain sens, aux manifestations \u00ab mythiques \u00bb, parce qu\u2019elles se proposent de s\u2019\u00e9tablir \u00e0 la source m\u00eame de l\u2019\u00e9volution humaine. Sous ce point de vue, l\u2019art de Pastor parvient encore \u00e0 faire survivre le flux pulsionnel qui embrasse \u00ab le savoir et le pouvoir que les hommes ont acquis afin de ma\u00eetriser les formes de la nature et d\u2019en arracher les biens lui permettant de satisfaire \u00e0 ses besoins \u00bb (Freud).<\/p>\n<p>Giacomo Zaza<\/p>\n<\/div><\/section><\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":6,"featured_media":0,"parent":6493,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6694"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6694"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6694\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6696,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6694\/revisions\/6696"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6493"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.philippe-pastor.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6694"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}