2011
Philippe Pastor, The Burned Trees
Château des Marres
Ramatuelle
June - October 2011

From July
Giratoire de la Castellane
Grimaud
Philippe Pastor, Revolution
Galerie Nicolas Deman
Paris
May 17th - June 14th 2011

Philippe Pastor
Revolution, n° 11020 LR, 2011
Mixed media on canvas
320 x 307 cm
Philippe Pastor, The Hearts
Platform Gallery Miami
Miami
January 14th - January 17th 2011

Philippe Pastor
The Hearts, Untitled, n° 10023 CO, 2010
Mixed media on canvas
200 x 200 cm
2010
Philippe Pastor, The Four Seasons
Galerie Nicolas Deman
Paris
November 30th - December 2nd 2010

Philippe Pastor
The Four Seasons, Untitled, n° 10025 QS, 2010
Mixed media on canvas
155 x 250 cm
The Four Seasons series marks a decisive stage in the work of artist Philippe Pastor. Only by understanding his profound attachment to nature, can the consistency of his evolution be explained. The Series belongs to the continuity of the Burnt Trees sculpture series, the Sky Watches the Earth paintings, exhibited at the 53rd Venice Biennial, and the Hearts series, bringing to a pinnacle his eternal dialogue with nature. Witness of contemporary man’s detachment from the seasons and his distance from the earth’s intrinsic rhythm, the artist responds decisively choosing to create “in nature, with nature”. Layering the countryside with immense canvases, he works with the weather, as well as with minerals and plants of all kinds found in the area. These canvases encompass masses of natural pigments displayed in a striking manor. Pastor seems to have discovered a completely gestural definition of space, both dynamic and chromatic. He feels nature not a hostile environment that must be faced but rather an infinite source of possible harmonies.These canvases are intended to remain out in the open for several months and, as any work in progress, to evolve with the weather and all other natural erosions: man and nature interact creating a sensitive harmony. Thus, beyond merely capturing the successive rhythm of the seasons as one follows one and other, Pastor seeks to define the fundamental interaction between the I and nature itself.
La série Les Quatre Saisons marque une étape décisive dans l'oeuvre de Philippe Pastor et l'on ne saurait s'expliquer la cohérence de cette évolution sans comprendre l'attachement profond qu'il voue à la nature. Bien que ce travail s'inscrive dans la continuité de la série des sculptures Les Arbres brûlés, entamée dès 2003, de la série Le Ciel Regarde la Terre, exposée lors de la dernière Biennale de Venise, ou encore celle des Coeurs, il semble que le dialogue avec la nature soit ici porté à son paroxysme.Témoin du détachement de l'homme contemporain vis-à-vis des saisons ou, pour le dire autrement, de son éloignement face au rythme intrinsèque de la Terre, l'artiste frappe fort et décide de créer directement dans la nature avec la nature. Il parsème le paysage d'immenses toiles et compose avec le climat, les minéraux et végétaux en tous genres, trouvés ça et là, à proximité. Ces toiles englobent des masses de pigments naturels qu'il déploie de manière tout à fait saisissante. Pastor semble parvenu à une définition totalement gestuelle de l'espace, à la fois dynamique et chromatique. Il ressent la nature non comme un environnement hostile qu'il faut affronter, mais au contraire comme une source infinie d'accords possibles. Ces toiles se destinent à rester plusieurs mois en plein air, et tels des "works in progress", évoluent au gré des intempéries et autres érosions naturelles : l'homme et la nature interagissent, jusqu'à créer une harmonie sensible. Ainsi, plus encore de saisir le rythme successif des saisons dans leur déroulement, il s'agit pour l'artiste d'aménager les termes d'un accord fondamental entre le Moi et la Nature.
Philippe Pastor, Retrospective
Opera Gallery
New York
November 19th - December 9th 2010

Philippe Pastor
H20, Untitled, n° 10034 QS, 2009
Mixed media on canvas
130 x 162 cm
Philippe Pastor, H20
Galerie Monaco Modern’ Art
Monaco
1er juin - 1er décembre 2010

Philippe Pastor
H20, Untitled, n°10068, 2010
200 x 200 cm
The latest series, untitled H20 constitutes an acidic testimony regarding the need to preserve natural resources. Prepared on the very ground, these works mimic water run-off, i.e. its flow across the surface of the land. These fluid, luminous, furtive, elusive compositions perfectly represent the “water cycle” flow, the motor of which is none other than solar energy. The title, with its scientific connotations, seeks to remind us that Man – like the surface of the Earth – consists of nearly 70% of water. and yet, as we know, water is the coming sinew of war: this is a geopolitical reality. This paradox is reflected exactly in these works: one would expect them to succumb to the liveliness and lightness of the colours and features, yet to these, they oppose the intransience of a menacing atmosphere…
La dernière série, intitulée H20 constitue un témoignage acide autour de la nécessité de préserver les ressources naturelles. Elaborées à même la terre, ces oeuvres miment le ruissellement de l’eau, c’est-à-dire son écoulement à la surface des sols. Ces compositions fluides, lumineuses, furtives, insaisissables caractérisent parfaitement les flux du « cycle de l’eau », dont le moteur n’est autre que l’énergie solaire. Le titre, à connotation scientifique, entend nous rappeler que l’Homme, tout comme la surface de la Terre, est constitué à près de 70 % d’eau. Et pourtant, nous le savons, l’eau est le futur nerf de la guerre, c’est une réalité géopolitique. Ce paradoxe se retrouve précisément dans ces oeuvres : à la vivacité et la légèreté des couleurs et des traits auxquelles on aurait pu croire qu’elles succomberaient, elles opposent la permanence d’une atmosphère menaçante…
Philippe Pastor, Les Quatre Saisons
Galerie Monaco Modern’ Art
Monaco
10 novembre - 31 mai 2010

Philippe Pastor
The Four Seasons, Untitled, n° 10029 QS, 2009
Mixed media on canvas
161 x 142 cm
The Four Seasons series brings the issue of Man, irrevocably linked to Nature, to its critical point. The series centres on a driving idea, that of our contemporaries’ disregard for climatic upheavals, and their growing estrangement from the earth’s biological cycle, which is to say the changing seasons. The canvases are unconventionally laid on the very ground, intended to remain there for several months, under the open sky. There, these works in progress evolve at the whim of the weather and other natural erosions. Stimulated by an endless movement, the work continues to develop unceasingly, bearing in itself the notion that each trace, each presence becomes a reminder and a means of communication. Philippe Pastor, in turn, reinvests the canvas. This last step constitutes a pause in the artist’s approach: by selecting an area of the canvas – a “canvas within the canvas”, as it were – he seeks to create intensity points which condense, within themselves, the entire creative process and reflect the vigour of his commitment. The resulting effect is striking, producing compositions which rival each other in their incredibleness and place the spectator in a state of direct emotional receptiveness. Thus, not only does the artist seek to capture the successive rhythm of the seasons as they progress, he attempts to define the terms of a fundamental agreement between the I and Nature.
La série Les Quatre Saisons porte à son paroxysme la question de l’Homme indissolublement lié à la Nature. Elle se conjugue autour d’une idée force : la négligence de nos contemporains face aux bouleversements climatiques et leur détachement croissant à l’égard du cycle biologique de la Terre, c'est-à-dire l’alternance des saisons. Hors normes, les toiles sont disposées à même le sol et se destinent à rester plusieurs mois en plein air. Tels des works in progress, elles évoluent au gré des intempéries et autre érosions naturelles. Mue par un mouvement sans fin, l’oeuvre peut continûment se développer tout en portant en elle l’idée que chaque trace, chaque présence, devient instrument de mémoire et de transmission. A son tour, Philippe Pastor réinvestit la toile. Cette étape ultime constitue le point d’orgue de sa démarche : en sélectionnant une toile dans la toile, il s’attache à créer des lieux d’intensité qui condensent en leur sein l’ensemble du processus créatif et reflètent la force de son engagement. L’effet est saisissant et place le spectateur dans un état de réceptivité directe de l’émotion. Ainsi, plus encore que de saisir le rythme successif des saisons dans leur déroulement, il s’agit pour l’artiste d’aménager les termes d’un accord fondamental entre le Moi et la Nature.
Philippe Pastor, The Hearts, The Four Seasons
Showroom in 49, Curzon Street, London
England
From the 20th of January, 2010
"There is only love who will save the World from the madness of Men" Philippe Pastor
"Il n'y a que l'amour qui sauvera le Monde de la folie des Hommes" Philippe Pastor
Where the One meets the Universal, the Hearts series plunges us into Mankind’s culture. For Philippe Pastor, the destruction of the environment is an existential provocation, and he finds in this metaphor a necessary celebrant. The artist conveys this crucial message to us: to destroy Nature is to destroy Man. When Pastor creates a Heart, he is reporting a crime, and he is giving his rebellion the most dramatic, most violent face that can be expressed. Standing near this strong, sincere work raises our awareness of Man’s blindness, which he denounces unceasingly. It is the artist’s view that if our behaviour removes us from the primacy of Nature, the work, through that quality of empathy which is Art’s, can bring us closer of it.
A la confluence du singulier et de l’universel, la série des Coeurs nous plonge dans la culture de l’humanité. Pour Philippe Pastor, la destruction de l’environnement est une provocation existentielle et il trouve en cette métaphore un célébrant de rigueur. L’artiste nous fait passer ce message essentiel : détruire la Nature, c’est détruire l’Homme. Lorsque Pastor crée un Coeur, il dénonce un crime, et donne à sa révolte le visage le plus dramatique et le plus violent qui puisse être exprimé. La fréquentation de ce travail, fort, sincère, nous fait prendre conscience de l’aveuglement des hommes qu’il dénonce avec acharnement. Si, selon la conception de l’artiste, notre comportement nous éloigne de la primauté de la nature, l’oeuvre, par la qualité d’empathie propre à l’art, peut nous en rapprocher.
2009
53e Biennale de Venise
Pavillon de la Principauté de Monaco
Philippe Pastor, Le Ciel regarde la Terre
Caserne Cornoldi, Venise
Italie
7 juin - 22 novembre 2009*
The artist’s involvement in the 53rd Venice Biennial, where he inaugurates the Pavilion of the Principality of Monaco, marks a turning point in his work. This is where, for the first time, he exhibits his The Sky is Watching the Earth series. Resembling satellite photographs of the Earth, these scenes denounce human and natural chaos through the prism of contemporary dramas. The paintings include masses of Moroccan pigments which Pastor works directly, frontally, almost sensually, to the brink of collapse. In an ultimate gesture, he tames them using an oxy-hydrogen flame. Through this technicalsurfacing work, Philippe Pastor develops a personal manner in which to allow shapes to be born; he masters dominates a changing, uncertain surface where the evolution of matter on the support depends on the concerns and desires to complain.
La participation de l’artiste à la 53e Biennale de Venise, où il inaugure le Pavillon de la Principauté Monégasque, marque un tournant décisif dans son oeuvre. Il y expose pour la première fois la série Le Ciel regarde la Terre. Semblables à des images de la Terre prises par un satellite, ces scènes dénoncent le chaos humain et naturel, au travers du prisme de drames contemporains. Les toiles englobent des masses de pigments venus du Maroc que Pastor travaille de manière directe, frontale, presque sensuelle, jusqu’à la limite de l’effondrement. Par un geste ultime, il les dompte à l’aide de la flamme oxhydrique. A travers ce travail technique de la surface, Philippe Pastor a une manière personnelle de faire naître les formes. Il y domine une surface changeante et incertaine où l’évolution de la matière sur le support dépend des inquiétudes et des désirs de plainte.
Philippe Pastor, Les Arbres Brûlés
Installation permanente
Eco-hôtel de Jacques Rocher
La Gacilly
France
Inauguration le 27 avril 2009
The fact is that Philippe Pastor lives in a constant state of tension and perpetual interrogation.His rebellion against environmental destruction is such that it totally permeates both his life and his work. Upset by the criminal fires which ravaged the Massif des Maures in southern France, he launched the Burned Trees series in 2003, executed using burnt tree trunks from the woods of la Garde-Freinet. These Burned Trees, now emblematic of deforestation, are continuously exhibited throughout the world, from Kenya to Singapore, and including the New York Headquarters of the United Nations. Philippe Pastor also extends his commitment through his support for “Plant for the Planet: The Billion- Tree Campaign”, launched in 2007 under the aegis of the United Nations Environment Programme.
Philippe Pastor, c’est un fait, vit dans un état de tension continue et de perpétuels questionnements. Sa révolte contre la destruction de l’environnement est telle que sa vie et son oeuvre en sont totalement imprégnées. Bouleversé par les incendies criminels qui ont ravagé le Massif des Maures, dans le sud de la France, il entame dès 2003 la série des Arbres Brulés, réalisés à partir des troncs d’arbres calcinés de la forêt de la Garde-Freinet. Aujourd’hui devenus emblématiques de la déforestation, ces Arbres Brûlés sont exposés de manière permanente à travers le Monde, du Kenya à Singapour, en passant par le Siège des Nations Unies à New York. Philippe Pastor poursuit par ailleurs son engagement auprès de la Campagne « Plantons pour la Planète : La Campagne pour un milliard d’arbres », lancée par le programme des Nations Unies pour l’environnement en 2007.
