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Artiste

 

Né en 1961,
Travaille et vit à Monaco
Technique : pigments, terre, eau et feu

Artiste autodidacte, il s’est imposé en l’espace d’une dizaine d’années sur la scène internationale grâce à des expositions en France, en Italie et aux Etats-Unis et a participé en 2007 à la 52ème Biennale de Venise, invité à la Fondation Riva.

A travers sa peinture et ses sculptures, il apporte sa vision de la société. « Je peins ce que je vois de la société qui m’entoure ».Fidèle à ses fameux pigments naturels en provenance du Maroc à ses mélanges de colles dont lui seul a le secret, Philippe Pastor parle de discussion avec les couleurs, de spontanéité, de vitesse. Comme à son habitude, c’est sur la voix inspirée, parfois déchirante de Léo Ferré, que Philippe Pastor peint.



Phillipe Pastor

 

Domicilié à Monaco, siège de son atelier de peinture, ses sources d’inspiration sont diverses et son endroit préféré est une vieille bergerie dans les montagnes où il trouve refuge plongé dans la nature à la poursuite de son instinct créatif. Philippe Pastor, né en 1961, est un personnage qui sort des sentiers battus. Il reflète dans l’art la vision d’une réalité filtrée par son propre monde intérieur "mon art vient du cœur, je reproduis ce que j’ai vu dans une grande spontanéité, une grande vitesse". Il suffit de regarder ses tableaux où la force du signe exprime sans aucune médiation un procédé créatif direct qui part de la sphère intime et se manifeste sur la toile en différentes techniques. L’observation du monde, le sentiment de rébellion contre sa destruction, mais aussi le comportement des gens, la tristesse, le désespoir ou la beauté, la solitude et le manque de communication, constituent ses sources d’inspiration.

Philippe Pastor n’aime pas qu’on le classe à l’intérieur d’un courant, son style naît de la spontanéité qui donne vie au geste traduisant son sentiment envers ce qu’il observe. Picasso et Bacon sont ses artistes préférés, Wilmotte est l’architecte qu’il apprécie surtout pour ses travaux de valorisation urbaine réalisés à Paris. Mais sa véritable source créative, ce sont les gens. Guerriers, prostituées, couples de bien-aimés, jeunes filles au café, jeunes marginaux peuplent ses premières séries de tableaux grands format, qui s’imposent avec force et qui sont habités par une énergie intérieure qui se défoule dans le signe et les techniques picturales.

Pastor emploie surtout des pigments venant des quatre coins du monde qu’il mélange avec des colles spéciales afin de créer ses couleurs et sa matière. Sa toute dernière série Le Ciel regarde la terre présente une matrice plus abstraite. A l’instar du ciel, l’artiste scrute ce qui de plus terrible est en train de bouleverser notre planète, des catastrophes naturelles mais aussi des guerres, des attentats, la violence perpétrés par l’homme. Il n’y a rien de politique dans son art, simplement le sentiment d’un observateur sensible à un monde qui est sur le point d’étouffer. Ce sont ces œuvres dans lesquelles transparaît une grande force de la matière où les pigments purs sont associés à d’autres matériaux comme la terre, le sable, les grilles métalliques, des échardes de bois, du carton et du métal rouillé. Ici aussi on est frappés par la spontanéité du geste et par celle d’un message tracé par un signe rapide qui vient du cœur et qui déclare le nombre stylistique de Philippe Pastor.

Ses fameux Arbres Brûlés, devenus des sculptures emblématiques de la destruction de la forêt et son engagement auprès du Programme des Nations Unies Pour l’Environnement traduisent son envie de communiquer sa vision lucide au monde. A travers ces sculptures se concentrent la poétique et l’engagement de l’artiste contre la destruction de l’environnement. Il s’agit de sculptures réalisées à partir de troncs d’arbres de la forêt de la Garde Freinet, dans le massif des Maures (Var), ravagée par un incendie en 2003. La protection de la nature, la révolte contre la négligence de l’homme vis-à-vis de notre planète constitue un des soucis principaux de Philippe Pastor. Par ces troncs solennels, calcinés et traités avec des éléments colorés venant de carrosseries de voitures accidentées, l’artiste poursuit son engagement en faveur du programme des Nations-Unies pour l’environnement et la campagne Plantons pour la Planète.

Avec son Association Art et Environnement, à laquelle est affectée une partie du profit des ventes de ses sculptures et tous les fonds recueillis des manifestations, il participe à des programmes de reforestation et de sensibilisation des enfants aux problèmes environnementaux. “Ce qu’il ya de plus étonnant ce sont les enfants, ils sont les seuls qui comprennent le désespoir et la douleur de mes arbres, les seuls protagonistes".

 

Repères clé

1961 Naissance à Monaco
2002 Première exposition « Les couples de Saint-Tropez » à Saint-Tropez.
2003 Exposition à la Modern Art Gallery de Miami.
2004 Exposition à la Galerie Bruno Delarue à Paris.
2005 Exposition en Roumanie, Italie, France et Chine.
Première exposition des Arbres brûlés.
2006 Les Arbres Brûlés partent à Nairobi
Exposition à la Galerie Soardi, Ancien Atelier de Matisse à Nice
2007 Les arbres sont exposés en Italie, à Saint-Tropez, à Cannes au cours du festival du film, et à Singapour.
Exposition de peintures à la Biennale de Venise.
2008 Les Arbres Brûlés sont exposés au Siège des Nations Unies à New York
Exposition à Paris
Exposition Opera Gallery Londres

 

L’artiste est représenté dans plus d’une dizaine de galeries à travers le monde.

PARIS - LONDON - VENICE - NEW-YORK - MIAMI - SINGAPORE - HONG-KONG - SEOUL - MONACO - DUBAI