« J’ai vu le feu ravager la montagne. Je ne me résigne pas à sa destruction et refuse d’oublier. Je suis horrifié par cette nature défigurée, révolté contre les auteurs de cette destruction… Ce spectacle désolant est le miroir de la société… » Philippe PASTOR
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Chaque année, pendant la période estivale, les incendies de forêt sont au cœur de l’actualité. Cette année encore, le feu a frappé le sud de la France, l’Espagne, le Portugal.
Face à ces incendies dévastateurs, l’artiste crie ainsi sa colère, sa révolte et tente de renvoyer chaque individu devant sa propre responsabilité. Par Le langage universel de l’art, Philippe Pastor souhaite aussi sensibiliser un large public sur les dégâts causés par les feux de forêt et la nécessité de préserver les ressources environnementales. Chaque année, des forêts entières sont dévastées sur les cinq continents.
Des sculptures réalisées à partir des troncs d’arbres calcinés de la forêt de la Garde Freinet (Massif des Maures, Var, sud de la France)
Dès l’automne 2003, Philippe Pastor s’est rendu dans la forêt qu’il aimait tant, dévastée durant l’été, pour y couper quelques arbres calcinés, avec l’autorisation du Maire de La Garde-Freinet. Le peintre allait mettre toute son énergie à couper, transporter et sculpter ces troncs noirs, arbres morts par négligence ou violence criminelle. Ainsi les troncs noirs allaient-ils redevenir des arbres. Le geste est sans doute dérisoire mais combien poétique. L’artiste extrait d’infimes résidus de la forêt détruite, au prix d’efforts considérables, puis de ce presque rien, il fait des sculptures, des arbres parés de couleurs.
De La Garde Freinet au Siège des Nations Unies à Nairobi
Différentes expositions se sont tenues à Monaco, Saint-Tropez, Sainte-Maxime, Todi en Italie, et tout récemment à Nairobi, au Kenya, au siège des Nations Unies dont les dirigeants du Programme pour l’Environnement ont choisi ces sculptures pour lancer leur programme Art et Environnement. Il s’agit de la première exposition au sein même des Nations Unies au Kenya et son but est de responsabiliser, éduquer et motiver un large public sur la question: Nairobi – Siège des Nations Unies – Kenya – Mars 2006 de l’environnement, et ce à travers le langage universel de l’art. Quarante cinq arbres de la Forêt de la Garde Freinet sont ainsi exposés à Nairobi, de façon permanente, et symbolisent la nécessité de préserver nos ressources environnementales. Six arbres sont également exposés à Sainte-Maxime afin de maintenir présent le souvenir de ces feux et maintenir un symbole de notre volonté commune de protéger notre forêt.
La décision du PNUE d’exposer les « Arbres Brûlés » au siège de son institution à Nairobi est une véritable reconnaissance du travail de l’Artiste mais aussi de ses valeurs et de son message.
« L’art extraordinaire de Philippe PASTOR reflète à la fois la beauté et la tragédie de ces sentinelles du monde naturel. Son travail apporte de la beauté tout en comprenant le chaos de la destruction de la nature et nous rappelle que chérir est la première étape pour préserver » PNUE
Articles de presse
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Forêt de la Garde Freinet

Nairobi – Siège des Nations Unies – Kenya – Mars 2006

31 mars 2006 - De gauche à droite : M. Philippe Pastor, Mme Anna Tibaijuka, Directrice Exécutive d'ONU-HABITAT, Professeur Wangari Maathai, M. Klaus Toepfer, Directeur Exécutif du PNUE, et Mia Hanak, Directrice Executive, Natural World Museum (San Francisco)

Nairobi – Siège des Nations Unies – Kenya – Mars 2006
Pépinère Derbez Route de Gassin 2007

Sainte Maxime
Arbres Brulés...
Arbres Brulés...
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